Une expo sur le vélo – Le Cycle à Saint-Étienne (42)

Je sais, je suis revenue ici vous promettant une longue série d’articles débiles à base de pop, de saxo dégoulinant, de choucroute blonde et de mulet (quoi la musique des années 80 c’est pas que ça ? Ah ouais ? Ouais mais je n’ai pas prévu de faire une série noire avec Joy Division, The Cure et Siouxsie and the Banshees même si j’aime beaucoup ces beaux corbeaux noirs : Clém si tu m’entends…) fin de la parenthèse dans la parenthèse). Et je n’ai pas tenu ma promesse.
Je reviens pour vous parler d’une expo qui m’a plu. C’est Le cycle, expo sur le vélo qui a lieu au Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne (lien vers site musée). J’en ai aussi parlé sur le site de Lyon Citycrunch (il faut bien légitimer ma présence au sein de ce collectif de gens cools en postant 1 fois l’an un article).
Capture d’écran 2014-12-19 à 14.24.36

Oui, je suis sortie de Lyon, c’est rare. Je suis d’abord sortie de la presqu’île pour aller un peu plus à l’Est. Et puis finalement, j’ai pris la tangente vers le 42. Saint-É est à la mode ces jours-ci dans les médias ; Le Monde l’a pourri et l’on découvre des Stéphanois vent debout pour défendre leur ville. Bad buzz still means buzz mais surtout bad buzz donne envie aux curieux d’aller plus loin. J’avais déjà eu de la curiosité pour Saint-Étienne il y a quelques temps. Biennale du Design, Musée d’Art Moderne, Le Corbusier à Firminy et un garçon. Et voilà.

Fraîchement lyonnaise, on m’avait expliqué tout le mépris que Lyon avait pour Saint-É, entre le foot et le reste (la riche contre la pauvre etc.). Moi, cette rivalité je ne l’ai pas vécu, ni connu. Alors je n’ai pas honte de dire que je vais à Saint-Étienne certains weekends, que j’aime bien cette ville malgré une image extérieure pas très dynamique et un peu grise. Mais moi, la brique et l’industrie du 19ème, j’aime. J’aime aussi voir une ville aux industries dévastées se débattre avec énergie et créativité pour renaître de ses cendres (et la dernière campagne de com de la ville illustre bien cette énergie, cette histoire mais aussi cet avenir : big up à vous !). C’est comme le Nord (Roubaix particulièrement), je n’ai pas attendu les Ch’tis pour le découvrir et l’aimer. Bref…

Saint-Étienne, c’est la capitale du vélo et ce, depuis l’apparition du premier prototype sur le sol français en 1886. Ce qui n’était qu’un hobby au départ s’est très vite transformé en production de masse. Des marques légendaires comme Hirondelle, Mercier (big up à mon petit vélo), Automoto, Ravat et autre sont nées ici-même.
Fotor1219145715

J’ai beaucoup aimé la mise en scène de l’expo qui reprend pour partie des pièces de la collection permanente vélo du Musée (les pièces les plus antiques se trouvent au sous-sol dans une cave voutée très chouette) et des pièces prêtées par des donateurs de Saint-Etienne ou d’ailleurs, comme de Chine. On trouve tout un tas de supports ; archives papier (affiches, catalogues publicitaires, photos), pièces de vélos, beaux modèles de vélos et engins motorisés exposés, films et enregistrements audios. Le cheminement dans l’exposition est aéré et coloré, agréable donc.
Fotor1219145317 
L’expo montre bien la forte relation vélo-Saint Etienne notamment avec une carte interactive qui superpose la ville des années 20 à la ville d’aujourd’hui, permettant ainsi de visualiser les différents lieux de production et de se ré-approprier ce passé sportif et culturel glorieux. La ville et la région toute entière vivaient par et pour le vélo et étaient reconnues pour cela. Une course cycliste et même un Vélodrome qui accueilli de nombreux salons et épreuves cyclistes et sportives sont nés de cet engouement.
Fotor1219145950
Voilà, j’ai aimé cette expo.
 
L’expo se termine le 5 janvier alors ne traînez pas.
 
 

Petits plaisirs musicalo-honteux mais pas coupables

Grimy-Cartoon-dating-people-who-like-shitty-music

 

Salut, c’est mercredi, c’est léger.

Et même si j’écoute des trucs qui vont bien socialement, je l’avoue, je suis une midinette, un pied tendre, un cœur d’artichaut quand il s’agit de son.

Et ça vient de loin, un peu comme le blues de Jojo H.

 

Biberonnée :

  • à la varièt des pires comme des meilleurs crooners par ma mère. Des noms ? D’accord. Barry White, Julio Iglesias, Herbert Léonard, ça pique, hein…
  • au rock des 50’s aux 70’s par mon père : Elvis, Gene Vincent et autres pionniers et puis Jimi Hendrix, les Stones, Led Zep, Deep Purple et les Who
  • à la pop FM et synthé des 80 par ma sœur : NRJ du temps de « Radio Number One », Indochine & Depeche Mode, Marc Toesca et son Top 50

On balayait donc large par chez moi.

Je ne sais pas choisir, jamais su et même sur ce sujet épineux, je n’ai pas réussi à prendre parti.

Ce qu’il me reste de ces vertes années, c’est aussi la danse : on dansait beaucoup dans les fêtes, on faisait beaucoup la fête, oui. Sur tout : le Madison dont ma mère raffole, le rock à deux, la pop 80 contorsionnée à la Daho, Indochine etc.

Le pied, c’était quand même plus sur la pop que sur les vieilleries des paternels.

Alors je l’avoue, ma discothèque regorge de cochonneries sucrées à danser. Qui sont devenus des madeleines et des moments exutoires. Qui me font cesser toute activité séance tenante quand ça passe. Et là, y’a presque plus de honte devant les voisins quand je danse comme une marionnette. C’est une autre histoire quand on tombe dessus lors d’une soirée entre amis. Je pousse un râle discret entre le plaisir « Raaaah putain, un petit Supertramp !! » et la frustration « bordel, vais pas pouvoir faire du air trompette, chanter les choeurs et encore moins danser », je tape du pied, hoche de la tête, me dandine un peu en espérant secrètement que le démon de la fête nous emporte tous en 2 temps 3 mouvements, genre comme dans un film. Mais jamais. JA-MAIS. Pffff…..

Mais je sais bien que je ne suis pas la seule à vouer un culte à 2,3 chanteurs ringards, à des morceaux complètement cheesy. Et j’ai bien envie de vous ouvrir la cachette de mes secrets ce soir. En espérant que vous en fassiez de même. Planqué derrière un ordi et un pseudo, ça ne devrait pas être trop dur, non ?

Pas de listes, juste un petit inventaire de ces trucs qui me font à la fois rougir de plaisir et de honte. Mais comme c’est un peu lourd comme un cupcake à la forêt noire, je vais vous épargner et étaler cet article. Je vous préviens, je fais faire durer le plaisir, c’est mon blog, je fais ce que je veux. Et ça va durer 1 mois ! 4 articles, 1 par semaine. Lecteur emo, hardos, rappeur, dubiste ou rockeur, prends ton mal en patience et repasse en novembre.

On va faire un voyage intercontinental, anglo-saxon, d’un hémisphère à l’autre pour revenir à notre point de départ en bouclant la boucle. Mais vous ne saurez ça qu’au dernier article. Hé hé.

 

Let’s go ! Down under avec…

Kylie Minogue

Elle est pas mignonne avec son discobole sur la tête ?

Elle est pas mignonne avec son discobole sur la tête ?

Sa période SAW et toutes les cochonneries de la bande.

SAW, c’est pas le film, bande d’incultes mais l’acronyme de Stock Aitken & Waterman, trio génial de producteurs anglais, puissante machine à tubes de fin 80 à mi-90.

Kylie Minogue, j’avais 11 ans quand je suis tombée sur cette petite boule d’énergie blonde australienne (premier single en 1988, reprise d’un vieux tube « The Locomotion »). Je suis rapidement devenue fana de ses chansons légères et romantiques façon soap opera.

C’est par elle que j’ai découvert le diabolique trio SAW et leur écurie de petits chanteurs à succès : Rick Astley, Jason Donovan, Sonia, Mel & Kim, etc… Si vous êtes sages, je vous raconterai un jour cette belle aventure qu’est SAW.

La recette était simple : des jeunes gens frais, sympathiques et bien habillés qui chantaient sans grande prouesse des textes sirupeux à base de « Tu ne m’aimes plus ? Pourtant, on avait dit que c’était pour la vie ! ».

Tout ça sur des mélodies dégoulinantes de synthés et batterie électro, toutes plus au moins pompées les unes sur les autres avec la même structure, pauvre mais efficace au possible : intro, couplet 1, refrain, couplet 2, refrain, pont, refrain, refrain, refrain….

Les SAW ont palpé pendant des années avec cette recette jusqu’à épuisement des décibels.

Personnellement, je garde une nostalgie de la période SAW. La suite, c’est une Kylie Minogue qui se Madonnise, des tenues affriolantes, de la dance bien foutue certes mais moins excitante pour moi. Peut-être parce que moins honteuse ? ;)

 

I Should Be So Lucky – elle est jeune, elle est fofolle avec ses bouclettes

 

Hand On Your Heart – le décor pop façon Yelle, Katie Perry et Miley Cyrus à une heure de grande écoute dans les années 90, soit le sexe en moins…

 

Je Ne Sais Pas Pourquoi – Allo cliché bonjour ! La French love

 

Got To Be Certain – le mignon petit grain de folie de l’Australienne

 

Especially For You – l’instant love avec Jason Donovan

Ça va ? Pas trop excité par tout ce dégouliné de sucre ?

 

Et sinon, en vrai j’écoute aussi de la belle musique, fraîche et toute aussi légère mais plus joliment carrossée. D’ailleurs, je vais crier mon amour à Frànçois & the Atlas Mountains demain soir au Transbordeur pour la soirée Just Rock.

Il est beau, il chante bien et j’adore ne pas vraiment comprendre à son chant, ses paroles. Il a une diction énigmatique pour moi. Mais j’adore.

 

 

La semaine prochaine, suite de cette aventure musicalo-honteuse, on part aux USA un peu plus tôt dans les années 80.

Indice : un duo mythique américain mais qui n’a pas dépassé l’aéroport de JFK.

Ti Amo To – un autre weekend à Turin

 

Pour un retour en fanfare sur ce blog (4 articles en 4 mois, vous voulez ma mort sociale ou quoi ?), je fais un petit pont bloggistique entre le blog de Lyon CityCrunch et ici suite à notre chouette weekend à Turin en juillet dernier.

Je ne vous referai pas la retape pour Turin. Si vous avez suivi (2 articles longs comme le bras en octobre et novembre 2012 sur ce blog), j’adore cette ville. 

 

Pourquoi ? Rapidement, en 2 clichés, quoi : 
* pour son côté italien mais pas mafieux ni kéké comme dans le Sud, et pas froid ou snob comme les Milanais (vlan c’est dit !), en Italie du Nord, oui mais bien en Italie tout de même.
* pour son côté « entre tradition et modernité » avec une histoire longue de plusieurs siècles et un ancrage dans le XXIème tout aussi fort : capitale italienne du design, lieu de naissance du mouvement « slow food », ville d’accueil des Jeux Olympiques d’hiver 2006, etc.

 IMG_5526

Du coup, cet article sera surtout une balade en photos dans cette ville sur le thème graphique. La ville regorge de signalétiques dans des polices toutes plus belles les unes que les autres. Plus 2,3 surprises dans ce diaporama sinon ce ne serait pas drôle. Bonne visite et n’oubliez pas d’aller lire notre semaine à Turin sur Lyon CityCrunch, vous n’aurez plus qu’une envie après ça (enfin quoi ? Je ne vous ai déjà pas donné envie avec mes 2 articles ?) : aller à Turin ! Et ma participation, c’était sur la nuit turinoise #autopromo.

 

 

Ciao a tutti !

Et encore ❤ grazie mile à l’Office de Tourisme de Turin et à Starshipper de nous avoir invité à (re)découvrir cette ville géniale.

HOG HOG 2014 – Music Vs Wild Saison 2

C’est la rentrée amis lecteurs !

Ok, c’est pas forcément aussi folichon à entendre que ça. Sauf pour ceux qui partent en vacances en septembre, ceux qui changent de ville/d’appart/d’amoureux(se)/de job etc.
Et pour les chanceux qui vont aller prolonger encore un peu l’été en Ardèche pour le festival Heart of Glass Heart of Gold.

 

1557716_10152015197666105_3497954374318363537_n

 

Si vous vous souvenez bien, dans l’épisode précédent soit en septembre 2013, je parlais ici même de ma joie et mon trépignement adolescent à la veille de la première édition de ce festival pas comme les autres.

Pas comme les autres donc ?

  • Oui, car fin septembre (du 19 au 21 septembre)
  • Oui, car dans un club de vacances (celui-là même qui accueille en juin l’Aluna Festival)
  • Oui, car tout le monde est sur le même bâteau : artistes, techniciens et festivaliers vont se côtoyer de près pendant 3 jours car installés dans des bungalows du club de vacances
  • Oui, car la prog peut faire peur au tout hype venant : si l’an dernier les têtes d’affiches étaient Connan Mockasin, Au Revoir Simone, Zombie Zombie, Arnaud Robotini et Aline (top 50 les gars ?) dans un joyeux melting pot rock, pop sucrée, electro dure, cette année, c’est encore des superbes artistes underground qui trustent l’affiche : BRNS, La Femme, Omar Souleyman, Apes and Horses et Moodoid (top 50 vraiment ?). Bref, encore une programmation pour faire découvrir des artistes peu connus du grand public mais qui le méritent pour reprendre Michel Drucker.
  • Oui, car l’attention de l’équipe organisatrice est encore montée d’un cran niveau développement durable : bungalove pour les groupies qui n’ont pas de copains avec qui partager une cahute, bus affrétés de Paris pour les groupies qui veulent revivre l’ambiance cool et incitation au covoiturage, opé de sensibilisation accrue sur le tri et proposition alternative pour le service de restauration autant dans l’assiette que dans les contenants (plus de matériaux recyclables). L’an dernier, pour sa 1ère édition, les actions vertes du festival ont payé puisqu’il a été certifié 2* sur 4 par l’ONG environnementale A Greener Festival. Dès sa 1ère édition !
  • Oui, car on n’est pas dans le festival classique avec scène sponsorisée, espace merchandising de 10m et animations entre 2 concerts assurées par des vendeurs d’alcools et autres sodas dégueux (remarquez que je ne cite aucune marque, aucun festival non plus parce que j’aime quand même bien l’esprit festival). Ici, c’est 2 scènes en dur dans l’enceinte du festival, une table pour le merch assuré par l’équipe des artistes (et parfois eux-mêmes), des compèt bon esprit de sports (basket, pétanque, ping pong) et des activités fun (séance de yoga, marché éphémère de fripes). Point barre. On est là pour s’amuser mais sans succomber à la folie consumériste. Ah si, de la joie, de la bonne humeur, de la gentillesse de la part de tous (le festival, les locaux venus filer un coup de main au festival, les festivalies, la nature tout ça).
  • Oui, car ici pas d’animations façon costume de sumo ou chamboule-tout. Non, ici c’est carrément la piscine et le mini-toboggan pour refaire « Girls and Boys » de Blur. Le karaoke façon camping mais avec du bon son ou au pire, les artistes qui viennent partager ce grand moment avec toi, bourrés tous autant que vous êtes (l’artiste et le festivalier) comme des coings.
Voilà pour mon argumentaire. Mais voyez-vous plutôt ça pour finir d’être convaincus.

 

Alors ok, j’ai déjà 2,3 motifs de râleries mais ce ne serait pas marrant et surtout pas moi si tout était rose bonbon.

  • Donc, ce petit festival a belle presse depuis le début et encore plus cette année après la victorieuse 1ère édition. Du coup, tout le monde en parle, tout le monde veut y aller. C’est bien, ça fait plus de monde, plus de sous. Mais ça fait vraiment plus de monde. On perd en spontanéité et en intimité. Soit.
  • Et notamment plus de Parisiens. Qui se voient proposer des bus rien que pour les emmener de leur Nord vers notre Sud. Résultat, HOG HOG risque bien vite de se transformer en repère parisiano-hips, succursale ardéchoise après le weekend malouin obligatoire à la mi-août (la Route du Rock quoi ! Suivez un peu…). Certes, on ne peut pas les empêcher de sortir de leur capitale. Et puis, j’ai été une parisienne moi aussi, à un moment dans ma vie. Re-soit.
  • Et puis, la prog avec ses allures de festival indie 100% pur jus, j’adore mais là, on frôle vraiment l’hispterisme. Le quoi ? Le truc agaçant de ton pote barbu/tatoué/fixi-é : « c’est un petit groupe du Tadjikistan qui a signé un EP sur Sub Pop, un truc de malade entre emo-yéyé avec des pointes de musique traditionnelle chilienne ». En gros, moins c’est connu/plus c’est obscur, plus il se tape une érection musicale ton pote. Et avec une 1ère édition aussi top, j’attendais 2,3 noms un peu plus haut-de-gamme niveau googling. Mais bon. Soit bis.

 

10506642_833150840063312_5921679883368132251_o
Et puis, comme je sais pertinemment que ces pétouilles n’emmerdent que moi, je ne doute pas que vous allez faire fi. Tout comme moi, vu que j’y emmène quelques potes. Oui, parce que même un festival topissime, tout seul, c’est moins cool. Alors les cocos ? Motivés ? Alors dépêchez-vous, il doit rester quelques places. Moi j’ai déjà mis le maillot de bain et le tapis de yoga dans le sac.
Allez, un petit teaser pour se préparer !

 

affiche.php

Retournée par La Tòrna

Amis des internets, bonjour ! 

Aujourd’hui, on va mettre ses sandales Birkenstock (poke à Mélo du blog mort Lyon I Love You … Paris aussi !), sa robe coupe trapèze Desigual ou chamarrée d’un beau motif dégueulis et son bob en chanvre pour un billet back to the future ou « from babos to hipsters/Portlanders » (habitants de Portland, Oregon). A ce propos, revoyez cette fabuleuse série Portlandia de Fred Armisen et Carrie Brownstein qui caricature les proto-hipsters de Portland. 

J’ai découvert fin juin une marque qui m’a littéralement ému aux larmes. Elle s’appelle La Tòrna et comme dit dans le titre nul, elle m’a retournée. Je donne peu dans l’article de mode ou déco ici parce que je découvre bien souvent tout après tout le monde. Mais là, j’ai envie d’en parler ici, parce que quand je parle avec des amis de cette fille (Chloé Chagnaud), je sens l’émotion remonter.

Alors voilà, La Tòrna, c’est Chloé, une toute jeune fille qui est tisserande. Oui, tisserande. Non, elle ne fait pas des sacs en macramé, elle tisse, sur un imposant métier à tisser tout en bois, des tentures, pochettes et trousses d’une beauté folle et simplement de ses 10 doigts. J’ai une admiration sans bornes pour les gens manuels et plus encore pour ceux qui reprennent des « vieilles » activités telles que le tricot ou le tissage. Intérêt et admiration pour ces gens capables, doués pour certains mais surtout courageux de se lancer. Parce que moi, ça me fout une trouille bleue de me lancer !

 

Reprenons… Fin juin, je découvre La Tòrna lors d’une expo-vente éclair de 3 jours chez Mademoiselle Major, à Lyon. Mademoiselle Major, c’est une pépinière pop que j’adore qui ouvre son espace pour une durée courte (1 à 2 semaines moyennant un ticket d’entrée assez ridicule) à des jeunes artistes de tous genres (photo, bijoux, mode, déco, papeterie, illustration, etc). J’y ai découvert des tas de gens doués et de très chouettes cadeaux. 

Chloé la créatrice était présente lors de mon passage et j’en ai profité pour lui dire mon sentiment et pour l’interroger sur son travail, la technique, ses inspirations etc. Elle m’a raconté sa toute jeune marque (créée en 2013). Elle est installée dans un petit village dans la Loire. Après des études d’art et design à St-Etienne, elle s’est intéressée au tissage avant de suivre une formation auprès d’une tisserande. Le métier à tisser sur lequel elle travaille est une très belle pièce héritée de la famille de son amoureux, il trône d’ailleurs dans sa chambre-bureau comme une oeuvre d’art.

 

Fotor0819114252

Tentures La Tòrna – photos issues de sa page facebook

Le tissage est redevenu à la mode ces 20 dernières années aux Etats-Unis dans les milieux bobos (proto-hipster, revoilà Portland) dans la mouvance du retour aux arts créatifs (tricot, broderie, point de croix, macramé, peinture sur soie etc.). Et si c’est furieusement tendance de l’autre côté de l’Atlantique, ici c’est encore catégorisé mémé ou vieille fille avec chat. Du coup, Chloé est bien seule dans cette marée pas très sexy de tisserandes ! Et pourtant, son travail est magnifique ! Elle travaille des fils de coton et de lin sur des couleurs douces et brutes pour donner naissance à de superbes motifs géométriques évoquant autant l’Afrique et les Indiens d’Amérique que rappelant les grandes heures de la tapisserie moyenâgeuse. Merde, j’ai du perdre ma demi-douzaine de lecteurs… Tant pis, je continue ! Les tentures sont de 2 tailles dans des tons unis mais chauds, dans des combinaisons de couleurs bien senties, parfois en camaïeu. Les variations de motifs géométriques et universels rappellent la spiritualité des religions anciennes, primitives ou non. Et c’est tout ça, le travail artisanal, brut combiné à ce choix à la fois subtil et riche de couleurs et motifs qui m’ont ému autant par leur puissance évocatrice que par la simplicité et le côté séculaire du geste.  Oui, je me lâche un peu là…. Evidemment, tout est fait main, ce qui a un coût. Mais où trouverez-vous d’aussi jolies choses faites main ?

 

IMG_2486

Grosse photo pour montrer le travail fou de La Tòrna

IMG_2484

 


Et puis, au-delà de la beauté du travail, j’ai été très touchée aussi par la simplicité, la gentillesse et l’humilité de Chloé. Elle a une volonté douce, sans militantisme aucun, de remettre au goût du jour une technique artisanale. Bref, j’ai passé un très bon moment à échanger avec elle. Sauf qu’impressionnée et très sensible à son travail, je n’ai même pas pensé à prendre des photos de l’expo. Je ne suis vraiment pas une bloggeuse… Et coup de chance,
Mademoiselle Major propose depuis le début de l’été un corner La Torna sur son expo estivale « L’été en pente douce » (finissage de l’expo le 6 septembre). On y trouve les pochettes  et des tentures de petites tailles que Chloé a réalisé spécialement pour Mademoiselle Major. Et vous pourrez aussi trouver à ses côtés, les bijoux de Gemini A, des sacs et carnets sérigraphiés bien funky de Today Tomorrow et 2,3 autres marques bien sympas.

10460459_685780291476365_6841415468378604422_n

La Tòrna est aussi sur Etsy si vous craquez.

 

Retour par la petite porte

 

imbackbitches

Oh mais la revoilà celle qui râle, poste peu, s’emballe pour rien et laisse tout tomber d’un coup de tête !

Hello la blogosphère ! I’m BACK !

Tu m’attendais avec impatience, pas vrai ? Avec fébrilité, hein ?

C’est vrai que j’ai bien choisi mon timing, en plein cœur de l’été. Et tout ça pour quoi ?

Pour dire pas grand chose (comme bien souvent).

Que je suis revenue (mais pour combien de temps diraient de plus grincheux que moi)

Que je suis pas bavarde (c’est quoi ton mot d’excuse pour un dernier post datant de janvier 2014 ?)

Sans revenir sur ces longs mois d’absence où je me suis agitée occasionnellement du croupion sur la toile (Lyon CityCrunch : 4 articles en 1 an bordel !Yelp et plein d’autres sites chronophages), oui, j’aurais pu me manifester ici plus souvent. Quitte à user de cette bonne vieille pratique putassière et feignasse des journalistes : le marronnier.

Recycler des articles pour coller à l’actu en faisant la mise à jour du pauvre (une photo par-ci, un petit commentaire par-là) :

  • La St-Valentin tant honnie

  • La journée de la femme (itou)

  • La fête des mères (itou)

  • La fête de la musique… ah non, j’en ai jamais parlé mais ma langue de pute aurait trouvé à y redire

  • Les Invites de Villeurbanne que j’adore

  • Les Nuits de Fourvière pour qui j’ai le cœur partagé : j’ai vu des supers concerts dans un cadre magnifique mais c’est cher, sans prise de risque artistique et une surexploitation du lieu qui en devient grotesque

J’aurais pu aussi mettre les liens vers ces vieux articles pour les moins assidus (ah ah, retourner la faute sur les autres, Check !). On va faire comme si j’étais jamais partie.

 

 

Vous avez lu cette histoire de la blogueuse condamnée ?

J’ai lu l’article. Il est dur, oui. Dans l’usage des mots, dans le choix du titre mais on se doute bien qu’un article comme ça n’est pas sorti de son imagination, ni qu’elle s’est mise une après-midi au soleil sur sa terrasse pour écrire son nouvel article de blog. On sent bien un mélange de colère et de déception (elle indique qu’elle était déjà venue auparavant) qui expliquent ce ton et ce récit très détaillé.

Mais il y a pire finalement que cet article malheureux : l’absence de concertation, le jugement rendu, l’effet Streisand (mais si vous savez ce que c’est… Ou sinon, c’est ).

Ça m’a posé question pendant de longues minutes toute cette histoire. Moi qui râle beaucoup sans trop mettre de coton sur la bouche, je pourrais bien être un jour contactée par quelqu’un qui n’aurait pas apprécié mon avis sur tout et n’importe quoi.

Imaginez Daft Punk qui m’envoie un coup de casque ?

Les Nuits de Fourvière qui me bloque l’accès au théâtre antique ?

Et quand j’écris dans Lyon CityCrunch un avis dithyrambique sur un resto, on pourrait porter aussi plainte pour complicité, affabulation ou tout autre motif ? Je ne sais plus, moi.

A partir de combien de lecteurs on passe de l’avis anonyme au blogueur influent ? C’est une vraie question.
Parce que je sens que je vais devenir frileuse. Et ouais, même avec mes 20 visiteurs journaliers, je ne suis pas à l’abri d’un mécontent. Ah ah.

 

Bon, et cette histoire de label « Fait maison », on en cause aussi ?

Sous le prétexte de ramener les Français dans les restos, ce label merdique, rempli de contradictions et sympathisant au possible avec certains non-amis de la bonne chère, les lobbys de la restauration et de l’agroalimentaire pour ne pas les nommer (ne vous inquiétez pas, j’ai un avocat en cas de problème) va encore un peu plus renforcer la méfiance des Français à l’égard des restaurants.

Label du TOUT fait maison qui n’éclaire pas sur la provenance des matières premières et qui n’est même pas doublé de mesure de renforcement des contrôles. En même temps, les inspecteurs du travail ont déjà bien assez à faire avec le respect des conditions de travail des employés (horaires, contrat) et les mesures d’hygiène. Si il faut en plus qu’ils décortiquent chaque poireau et chaque côte de porc….

4457531_5_e43c_logo-de-la-mention-fait-maison-a-faire_71f2db6ef664a27752fa9c9ae1ce4c1d

Restaurateur, si tu veux que le client revienne, tu connais la chanson. Fais simple :

  • Limite ta carte à moins de 15 plats (entrée, plat,dessert)

  • Joue la cohérence ; tu es d’origine italienne mais tu aimes la cuisine auvergnate ? Ne tente pas de mixer les deux pour faire plaisir à maman ou alors, lance-toi dans la cuisine fusion. Evite simplement de proposer pizza et potée sur la même carte.

  • Joue la saisonnalité

  • Va chez le producteur du coin autant que possible

  • Si celui-ci est bio c’est encore mieux

Avec tout ça, tu n’auras pas à te donner la peine de mettre cet affreux logo (tiens mon avocat m’appelle, mais pourquoi donc ?) sur ta porte d’entrée entre le macaron Routard 2008 et la vignette Ticket Resto. La sincérité, ça marche toujours mieux avec le client.

Et client, ces remarques valent aussi pour toi : réfléchis.

C’était la minute brève de comptoir. Merci de votre attention et à la semaine prochaine !

 

 

Et comme c’est l’été ENFIN, un petit son très cool, bleu piscine et jaune cocktail.

Daft Punk aux Grammys. Ça aurait dû être si beau….

Bonjour, bonne année, blabla.

Vous allez me trouver rabat-joie en plus d’être mal-élevée mais je suis assez déçue par la prestation de Daft Punk aux Grammy Awards. Bien sûr, ce n’est que mon opinion. Mais je suis chez moi ici, alors je dis ce que je veux.

Ne vous inquiétez pas, je vous mets quand même la vidéo en dessous.

L’idée annoncée quelques jours plutôt était ultra excitante. Le spectacle que ça allait être…. Quand Neil Patrick Harris annonce Daft Punk et Stevie Wonder, il a l’air comme un Minion frétillant de bonheur. Le public est électrique lui aussi.

Mais ça part mal, l’effet de surprise du backing band est à moitié dévoilé avec Nile Rodgers qui apparaît dans une semie-obscurité.

Premier couplet, Stevie Wonder est en retard ou on ne l’entend pas, mais ce n’est pas calé. Le groupe et le décor de studio sont dans la lumière et ça décolle enfin au 2nd couplet. Là, on retrouve Stevie Wonder, génie soul comme on ne l’avait pas entendu depuis longtemps. Mais Stevie Wonder, tout aussi brillant qu’il soit, a vieilli. Sa voix sur son morceau « Another star » déraille, et pas qu’une fois. Ça fait mal d’entendre ça, plus encore que de constater qu’il a abandonné sa légendaire moustache (Stevie n’est pas un hipster, il est à l’avant-garde de l’hipster).

Et puis, les boucles d’anciens morceaux (« Harder, Better, Faster, Stonger », « Le fric c’est chic ») à mon sens, ne sont soit pas assez présentes, soit trop et de manière incongrue (Le fric, c’est chic mais ça ne comble pas tout…).

C’est mal réalisé : plans nuls de Pharrell, plans de coupe sur les artistes dans le public pas très jolis…Beyonce, tu fais quoi là ? Steve Tyler, les moulinets disco, vraiment ? Ça n’est pas le truc bien ficelé et maîtrisé de bout en bout auquel on s’attend. Où est la perfection à l’américaine ? Stevie Wonder qui se lève pour récupérer son micro, des pétouilles comme ça, il y en a quelques unes. Merde, c’est quand même les Grammy !

C’est vraiment dommage parce que l’idée est génialissime (la version Motown/studio ultra poussée), le décor et les lumières sont incroyables, Pharrell est si sexy dans ses mocassins et son petit pantalon cintré aux revers hauts, les costumes des Daft Punk sont beaux. L’émotion est palpable chez tous, même derrière les casques blancs des Daft. Mais Stevie Wonder alors ? Il n’a pas le droit à son look à la Eddie Barclay ? Le public est prêt à tout voir et écouter pendant des heures du moment que c’est fait par cette petite bande. Ils ont l’air tellement heureux.

Je suis emmerdée. Vraiment. Emmerdée que ça fasse tout un pataquès alors que ça aurait pu être parfait. Je n’aime pas aller contre le vent juste comme ça. J’aurais adoré être folle de ce spectacle. J’ai envie de le revoir mais refait, à neuf. On oublie tout et on recommence.

Non, je suis déçue.

Et j’aime pas rouvrir ce blog en 2014 pour dire ça….

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 30 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :