Retour par la petite porte

Oh mais la revoilà celle qui râle, poste peu, s’emballe pour rien et laisse tout tomber d’un coup de tête !

imbackbitches

Hello la blogosphère ! I’m BACK !

Tu m’attendais avec impatience, pas vrai ? Avec fébrilité, hein ?

C’est vrai que j’ai bien choisi mon timing, en plein cœur de l’été. Et tout ça pour quoi ?

Pour dire pas grand chose (comme bien souvent).

Que je suis revenue (mais pour combien de temps diraient de plus grincheux que moi)

Que je suis pas bavarde (c’est quoi ton mot d’excuse pour un dernier post datant de janvier 2014 ?)

 

Sans revenir sur ces longs mois d’absence où je me suis agitée occasionnellement du croupion sur la toile (Lyon CityCrunch : 4 articles en 1 an bordel ! Yelp et plein d’autres sites chronophages), oui, j’aurais pu me manifester ici plus souvent. Quitte à user de cette bonne vieille pratique putassière et feignasse des journalistes : le marronnier.

 

Recycler des articles pour coller à l’actu en faisant la mise à jour du pauvre (une photo par-ci, un petit commentaire par-là) :

  • La St-Valentin tant honnie

  • La journée de la femme (itou)

  • La fête des mères (itou)

  • La fête de la musique… ah non, j’en ai jamais parlé mais ma langue de pute aurait trouvé à y redire

  • Les Invites de Villeurbanne que j’adore

  • Les Nuits de Fourvière pour qui j’ai le cœur partagé : j’ai vu des supers concerts dans un cadre magnifique mais c’est cher, sans prise de risque artistique et une surexploitation du lieu qui en devient grotesque

J’aurais pu aussi mettre les liens vers ces vieux articles pour les moins assidus (ah ah, retourner la faute sur les autres, Check !). On va faire comme si j’étais jamais partie.

 

Vous avez lu cette histoire de la blogueuse condamnée ?

J’ai lu l’article. Il est dur, oui. Dans l’usage des mots, dans le choix du titre mais on se doute bien qu’un article comme ça n’est pas sorti de son imagination, ni qu’elle s’est mise une après-midi au soleil sur sa terrasse pour écrire son nouvel article de blog. On sent bien un mélange de colère et de déception (elle indique qu’elle était déjà venue auparavant) qui expliquent ce ton et ce récit très détaillé.

Mais il y a pire finalement que cet article malheureux : l’absence de concertation, le jugement rendu, l’effet Streisand (mais si vous savez ce que c’est… Ou sinon, c’est ).

Ça m’a posé question pendant de longues minutes toute cette histoire. Moi qui râle beaucoup sans trop mettre de coton sur la bouche, je pourrais bien être un jour contactée par quelqu’un qui n’aurait pas apprécié mon avis sur tout et n’importe quoi.

Imaginez Daft Punk qui m’envoie un coup de casque ?

Les Nuits de Fourvière qui me bloque l’accès au théâtre antique ?

Et quand j’écris dans Lyon CityCrunch un avis dithyrambique sur un resto, on pourrait porter aussi plainte pour complicité, affabulation ou tout autre motif ? Je ne sais plus, moi.

A partir de combien de lecteurs on passe de l’avis anonyme au blogueur influent ? C’est une vraie question.
Parce que je sens que je vais devenir frileuse. Et ouais, même avec mes 20 visiteurs journaliers, je ne suis pas à l’abri d’un mécontent. Ah ah.

 

Bon, et cette histoire de label « Fait maison », on en cause aussi ?

Sous le prétexte de ramener les Français dans les restos, ce label merdique, rempli de contradictions et sympathisant au possible avec certains non-amis de la bonne chère, les lobbys de la restauration et de l’agroalimentaire pour ne pas les nommer (ne vous inquiétez pas, j’ai un avocat en cas de problème) va encore un peu plus renforcer la méfiance des Français à l’égard des restaurants.

Label du TOUT fait maison qui n’éclaire pas sur la provenance des matières premières et qui n’est même pas doublé de mesure de renforcement des contrôles. En même temps, les inspecteurs du travail ont déjà bien assez à faire avec le respect des conditions de travail des employés (horaires, contrat) et les mesures d’hygiène. Si il faut en plus qu’ils décortiquent chaque poireau et chaque côte de porc….

logo-restauration-mention-fait-maison

Restaurateur, si tu veux que le client revienne, tu connais la chanson. Fais simple :

  • Limite ta carte à moins de 15 plats (entrée, plat,dessert)

  • Joue la cohérence ; tu es d’origine italienne mais tu aimes la cuisine auvergnate ? Ne tente pas de mixer les deux pour faire plaisir à maman ou alors, lance-toi dans la cuisine fusion. Evite simplement de proposer pizza et potée sur la même carte.

  • Joue la saisonnalité

  • Va chez le producteur du coin autant que possible

  • Si celui-ci est bio c’est encore mieux

Avec tout ça, tu n’auras pas à te donner la peine de mettre cet affreux logo (tiens mon avocat m’appelle, mais pourquoi donc ?) sur ta porte d’entrée entre le macaron Routard 2008 et la vignette Ticket Resto. La sincérité, ça marche toujours mieux avec le client.

Et client, ces remarques valent aussi pour toi : réfléchis.

C’était la minute brève de comptoir. Merci de votre attention et à la semaine prochaine !

 

 

Et comme c’est l’été ENFIN, un petit son très cool, bleu piscine et jaune cocktail.

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4 réflexions sur “Retour par la petite porte

  1. Quoi ? T’as fait ton « I’m back » avant moi ??? Ca va pas du tout….
    Bon, mis à part la jalousie, je vais vite vérifier sur Google comment se classe mon avis Yelp sur « Le Partisan du boulanger », qui sait, je dois peut-être à chercher un avocat !
    Non, mais, on n’est pas libre d’expressions sur son propre blog.

    • Ah ah ! Il y a ceux qui en parlent et puis il y a ceux qui le font… 😀

      Après, c’est pas non plus le retour du siècle : article de 15 lignes et feignasse au point de mettre les liens vers des articles plutôt que d’expliquer.
      Ça va ? Tu complexes moins ? 😉

      Mais ouais, ça devient dangereux internet…

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