Daft Punk aux Grammys. Ça aurait dû être si beau….

Bonjour, bonne année, blabla.

Vous allez me trouver rabat-joie en plus d’être mal-élevée mais je suis assez déçue par la prestation de Daft Punk aux Grammy Awards. Bien sûr, ce n’est que mon opinion. Mais je suis chez moi ici, alors je dis ce que je veux.

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Ne vous inquiétez pas, je vous mets quand même la vidéo en dessous.

 

L’idée annoncée quelques jours plutôt était ultra excitante. Le spectacle que ça allait être…. Quand Neil Patrick Harris annonce Daft Punk et Stevie Wonder, il a l’air comme un Minion frétillant de bonheur. Le public est électrique lui aussi.

Mais ça part mal, l’effet de surprise du backing band est à moitié dévoilé avec Nile Rodgers qui apparaît dans une semie-obscurité.

Premier couplet, Stevie Wonder est en retard ou on ne l’entend pas, mais ce n’est pas calé. Le groupe et le décor de studio sont dans la lumière et ça décolle enfin au 2nd couplet. Là, on retrouve Stevie Wonder, génie soul comme on ne l’avait pas entendu depuis longtemps. Mais Stevie Wonder, tout aussi brillant qu’il soit, a vieilli. Sa voix sur son morceau « Another star » déraille, et pas qu’une fois. Ça fait mal d’entendre ça, plus encore que de constater qu’il a abandonné sa légendaire moustache (Stevie n’est pas un hipster, il est à l’avant-garde de l’hipster).

Et puis, les boucles d’anciens morceaux (« Harder, Better, Faster, Stonger », « Le fric c’est chic ») à mon sens, ne sont soit pas assez présentes, soit trop et de manière incongrue (Le fric, c’est chic mais ça ne comble pas tout…).

C’est mal réalisé : plans nuls de Pharrell, plans de coupe sur les artistes dans le public pas très jolis…Beyonce, tu fais quoi là ? Steve Tyler, les moulinets disco, vraiment ? Ça n’est pas le truc bien ficelé et maîtrisé de bout en bout auquel on s’attend. Où est la perfection à l’américaine ? Stevie Wonder qui se lève pour récupérer son micro, des pétouilles comme ça, il y en a quelques unes. Merde, c’est quand même les Grammy !

C’est vraiment dommage parce que l’idée est génialissime (la version Motown/studio ultra poussée), le décor et les lumières sont incroyables, Pharrell est si sexy dans ses mocassins et son petit pantalon cintré aux revers hauts, les costumes des Daft Punk sont beaux. L’émotion est palpable chez tous, même derrière les casques blancs des Daft. Mais Stevie Wonder alors ? Il n’a pas le droit à son look à la Eddie Barclay ? Le public est prêt à tout voir et écouter pendant des heures du moment que c’est fait par cette petite bande. Ils ont l’air tellement heureux.

Je suis emmerdée. Vraiment. Emmerdée que ça fasse tout un pataquès alors que ça aurait pu être parfait. Je n’aime pas aller contre le vent juste comme ça. J’aurais adoré être folle de ce spectacle. J’ai envie de le revoir mais refait, à neuf. On oublie tout et on recommence.

Non, je suis déçue.

Et j’aime pas rouvrir ce blog en 2014 pour dire ça….

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13 réflexions sur “Daft Punk aux Grammys. Ça aurait dû être si beau….

  1. Raaah, mais c’est justement ça qui fait la beauté du moment. On a la des failles, des erreurs, des voix mal ajustées, un éclairage catastrophique, un décor en carton et une caméra qui semble dépasser par le moment. Je trouve que ça ajoute une touche très humaine à un groupe électro (une musique qui par essence ne commet pas d’erreur) incarné par des robots (eux aussi peu enclin au hasard, ni à l’improvisation, ni encore aux sentiments).

    Alors certes, la grandeur de ce moment, n’est pas d’ordre musical mais d’ordre symbolique.
    On a la devant nos yeux des icones de la musique des 40 dernières années, drainant avec eu des pans entiers de l’industrie musicale sur les 40 dernières années. On a même ressorti ce bon vieux Steevie comme on serait aller chercher mamie à la maison de retraite pour un repas de Pacques. Mamie sent mauvais perd un peu la boule, Steevie ne sait plus chanter, il se meut difficilement, mais on avait juste envie qu’ils soient là…

    Et puis d’un coup, Beyonce, Katy Perry and Co qui dansent parce que c’est juste cool et qu’ils veulent aussi vivre se moment unique (comme des gentils voisins seraient passer prendre le café après le repas de famille parce que Mamie pousse la chansonnette…) c’est juste l’incarnation du tube universel.

    Voilà. C’était juste un chouette moment… Il fallait peut-être s’affranchir du coté musical pour le voir 🙂

    • Mon dieu, Qyrool, j’adore ton enthousiasme mais là, non. Où tu vois une célébration de la musique dansante des 40 dernières années (tu exagères un peu car hors les morceaux disco, soul et électro de 3 des 4 stars respectives du plateau, le mix n’est pas ouvert à d’autres artistes), moi je vois une famille un peu bourrée un samedi soir, se taper un boeuf dans le garage de pépé. Entre l’ancêtre Wonder, Tonton Nile qui gère toujours aussi bien niveau groove et le petit dernier Pharrell qui fait son show pour faire craquer les filles, les cousins jumeaux s’activement en back office mais c’est loin d’être super fluide.
      OUI, c’est incontestablement sympa au niveau symbolique mais s’agissant du reste…. Encore une fois, la technique n’est pas au point et c’est une hérésie pour un show comme les Grammys.
      Moi aussi, j’aurais aimé être dans la salle pour danser comme une furie, je n’aurais certainement pas remarqué tous ces trucs moyens.

      • Et ben si ! t’as sous les yeux 40 années de dancefloor :
        Steevie pape du funk 70 / Nile Rodgers pape de la disco 80 / Daft Punk papes de l’éclectro 90 / Farell pape du hip hop r’n’b 00.
        C’est intéressant que tu parles des prestations de Madonna et MJ car musicalement elles étaient super pourries (musique enregistrée et play back), mais elles ont eu une forte valeur symbolique. Jackson avec son moonwalk, pose le fait que dorénavant un artiste pop se devra de savoir danser. Madonna lance une façon de communiquer qui fait encore recette aujourd’hui : la provocation. Ce que posent les DP est plus subtile : ça dit en gros : lâchez vos machines (c’est d’ailleurs assez ironique que ce soit dit par des robots qui font de l’électro), retournez à des prises de son en live, en studio, oubliez garage band and co, faites de la vraie musique.. et tant pis s’il y a des défauts, des couacs, il y aura un âme et des émotions (et il y en avait un paquet d’émotions dans Random Acess Memory). Alors certes le message est moins évident que celui de MJ ou Madonna, mais je suis sûr qu’il aura un impact sur la production musicale des prochaines années. On prend le pari ?
        Bon par contre je m’interroge pourquoi quand le moindre sportif décroche des médailles et des coupes, on le reçoit en triomphe à son retour de France, il se passe pas grand chose quand des artistes français récoltent plein de Grammy ???

        • Haaaaan, comme tu m’énerves à avoir raison….
          Je reste quand même sur ma faim et globalement déçue de ce spectacle.
          Quand à la dernière question, il faut croire qu’on n’a oublié que les Daft étaient français. C’est pourtant pas la faute des médias qui le rabâchent à longueur de temps. Ou alors est-ce que les Français se sont désolidarisés ? Chanter en anglais, passe encore (on a Phoenix et ça marche aussi plutôt bien pour eux) mais chanter cachés en plus ! Ils auraient pas honte un peu de leur francisme ces coquins ? 😉 C’est un début de tentative d’explication…

        • Oui mais regarde François Hollande avance casqué : on en parle quand même ^^
          Bon et je cherchais pas à avoir raison, juste à dire que derrière la prestation un peu cheesy (on a encore le droit de dire cheesy en 2014?) il y avait un moment assez fort.

        • Mais je reconnais que tes arguments sont très bons. Je suis contente mais pas complètement convaincue, c’est tout. Cheesy, là je ne suis pas d’accord.

          On en reparle dans 10 ans si cette séquence n’est pas enterrée ? 😉

  2. Là où je suis d’accord avec toi, c’est que j’ai trouvé ça mal filmé. On ne voit rien au début, les cadrages ne sont pas top, Stevie Wonder est inexistant… Mais je me suis quand même laissée emporter et j’ai vraiment aimé et regardé en boucle ! 😉

    • Ouép. Et alors que ce morceau a été l’un des plus téléchargés et diffusés en 2013, ils auraient eu de quoi entériner encore un peu plus son assise avec une presta de dingue. Ils auraient pu en faire un moment d’anthologie musicale télévisuelle comme Madonna et Like a Virgin au MTV Award, Michael Jackson et son premier Moonwalk au Grammy et bien d’autres encore.
      Ils ont gâché le truc par un manque de technique. Ça me paraît fou.

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