À base de nourritures culturelles (graphisme, dessins et installations)

Bien le bonjour les amis,

je ne suis pas la plus assidue en ce moment. En ce moment, je vis un peu, dans le vrai, dans le virtuel aussi un peu, dans le présent. C’est con à dire comme ça mais parfois, on casse tout pour recommencer en mieux. Donc, là alors que tout le monde commence à penser Beaujolais, Noël, vacances, Jour de l’An, moi je suis plus dans le hic et nunc : ici et maintenant pour les sous-doués du latin.

Mais il n’est pas dit que ces considérations d’ordre métaphysique m’éloigneront des plaisirs terrestres : les relations humaines, la culture, la bonne chère, je les ai chevillés au corps. Pas question que je les dégage ou qu’ils se barrent de leur plein gré, bon ou mal d’ailleurs.

On referme la page Caro Diario (et vas-y que je te place en passant de l’italien, du Nanni, du barbu, du Leonard Cohen).

 

J’ai passé du temps ces derniers jours dans les galeries et j’ai trouvé de quoi me sustenter visuellement et émotionnellement. Quelques photos et descriptifs de ces découvertes que je vous incite à faire également. Je vous épargnerai pour cette fois les interprétations pseudo artistiques.

Et ne me faites pas chier avec les « je ne suis jamais à l’aise dans les galeries, tu es toujours seul avec le galiériste qui te snobe, ne te dit pas bonjour ou te regarde de manière insistante ». Non non et re-non ! J’ai eu l’occasion de rencontrer des gens agréables, ouverts à la discussion et enclins à vous répondre, même à la question la plus con et à utiliser des mots simples, pas pédants mais intelligents. Si si. Vraiment, faîtes l’effort et n’ayez pas peur. Ça vaut le coup.

3 mots d’excuse :

1/ Cet article a un titre à chier que je ne renie pas.

2/ Cet article ne vaut que pour les Lyonnais, Rhodaniens ou ceux qui auraient planifié un petit weekend lyonnais dans les semaines à venir. Désolée les autres. Revenez la semaine prochaine :p Et non, je ne parlerai pas de la fête des Lumières !

2/ Cet article contient encore des photos d’une qualité médiocre. La faute à mon téléphone, mais surtout à ma tête qui ne pense qu’à penser (mise en abyme de l’abyme de l’abyme, vous aurez noté le dessin plus haut en corrélation avec ma connerie) et pas à prendre son appareil photo.

La minute auto-flagellation est terminée, passons à la suite !

 

Pastilles® – Kolle Bolle (Lyon 7ème)

Kolle Bolle est un collectif de graphistes print, web, signalétique planqué dans le 7ème qui dynamite le paysage. Après des collaborations pétillantes avec l’Épicerie Moderne, le Transbo, la galerie Houg, l’hermitage Hôtel, ils montent d’un cran avec un concept graphique drolatique nommé « Pastilles ».

Olivier Chabanis du collectif, (lui-même photographe et vidéaste entre autres), a conçu ce machin composé de stickers monochromes (noir ou blanc serti d’un liseré noir) en pastilles, comme un hommage à Yayoi Kusama. Ce motif répété à l’infini permet de composer polices et dessins, il est disponible sous PC comme Mac.

Et interdiction de dire que cela ressemble à une bite. C’est de l’art bordel !

 

Un petit vernissage pour présenter les différentes possibilités offertes a eu lieu il y a peu.


 

Contrat à durée déterminée (exposition collective) – 360m3 (Lyon 1er)

Cette petite galerie a ouvert en mars dernier et expose la jeune garde des artistes beaux-artistes, soit ces jeunes diplômés des écoles des Beaux-Arts de Lyon, de Paris et de Genève. Ces artistes émergents y trouvent un lieu pour présenter leur travail dans un cadre collectif bien que les expositions ne soient pas nécessairement construites sur une thématique.

En moyenne, 4 expositions seront organisées dans l’année et le lieu est également le théâtre d’happenings réguliers, allez faire un tour sur leur page facebook pour suivre leur actualité.

 

L’exposition actuelle « Contrat à durée déterminée » présente les travaux de 5 artistes pour 3 mois, un CDD donc contracté par la galerie avec chacun des artistes. Attention, il n’y a ni cartels devant les œuvres, ni panonceau explicatif. Mais vous serez accueilli par le/la galiériste et vous aurez droit à une explication et une contextualisation toute personnalisée pour chacune des œuvres présentées. Si c’est pas classe, ça ? Donc, ne soyez pas timides, n’ayez pas peur. Parce que sans ça, vous risquez de passer à côté des œuvres qui seront totalement hermétiques à vos sens, à part peut-être à votre œil qui risque de ne pas apprécier à sa juste valeur lui non plus.

À titre personnel, cette exposition ne m’a pas forcément tapé dans l’oeil mais les explications fournies par la galiériste m’ont permis de mieux appréhender les œuvres et ont amené des questions sur les sujets abordés : lecture du monde, positionnement dans la société en tant qu’humain ou en tant que femme, recherche des origines, travail sur les communautés immigrées, féminisme, engagement politique etc.

Pas de photos cette fois !

360m3

Jusqu’au 25 novembre 2012

 

 

CheckMyHead by Gilbert Petit – DATTA (Lyon 1er)

Gilbert ou Gilbert Petit ou encore Gilbert 1971 c’est un grapheur, dessinateur, colleur, sculpteur, plasticien. Il œuvre dans le street art, dans un monde coloré, musical et franchement hip hop. Le nom de l’exposition est d’ailleurs le nom d’un des albums des Beasty Boys. Entre humour et message politique frais et porteurs d’espoir, on se prend d’amitié pour son chien mascotte.

La couverture sonore de l’expo est assurée par Terror Mike.

 

Gilbert avait déjà investi les murs de la galerie de DATTA avec des fresques graffitis (ça sonne tout choupi dis comme ça ;)) et des tableaux.

Photo issue du website de DATTA

Librairie Galerie DATTA

Jusqu’au 1er décembre 2012

 

 

 

D’autres à venir. Et même quand je fais court, je fais long… Pitié, coupez-lui la langue !

J’espère que ça vous aura ouvert les écoutilles 🙂

Et avec tout ça, je me rends compte très innocemment et je vous en parle très peu innocemment que c’est mon 100ème article publié.

100

Putain. Waouh.

Ça mérite un bisou. À vous, ceux qui me lisent anonymes ou non, lyonno-lyonnais ou estrangers. À moi parce que merde, si j’avais su, je n’aurais pas dit que 100 arriverait si vite.

8 mois tout ça tout ça… Bon je me couche sinon je vais fondre en larmes. Encore un bisou et bonne nuit (oui Paris, ici il est 2h57).

 

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9 réflexions sur “À base de nourritures culturelles (graphisme, dessins et installations)

  1. Joyeux 100ème billet!!! et quel billet, de la culture, du latin, de l’italien (tu es polyglotte!!!), la classe à Dallas! Je prends note de ces bons plans et t’en remercie!
    J’espère que tout va bien et que ton grand ménage intérieur se passe pour le mieux!
    des bises

    • Merci Clochette ! J’aurais été une bête de popularité, j’aurais balancé le concours qui va bien, qui fidélise, qui rapporte du monde tout ça tout ça. Mais je ne suis que la petite bloggeuse intime alors, rien à f*ck.
      Et on démystifie les galeries, youhou !

      Pour l’italien, je pense que tu as compris bien mieux que moi le monologue de Nanni 😉

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