Joyeuse fête

Je viens juste d’apprendre qu’hier le 5 juin, c’était la Journée mondiale de l’Environnement. Et je l’avais oublié. J’en suis désolée. Et je voulais m’en excuser auprès de l’Environnement.

Mais j’ai une bonne excuse. J’ai eu 35 ans le 5 juin. Et c’était bien. Je l’ai bien vécu. Il faut dire que plus jeune, voire il n’y a encore pas très très longtemps, l’anniversaire pour moi, c’était le truc le plus fou, le truc le plus beau qui puisse t’arriver dans la vie. Après avoir découvert que le Père Noël n’existe pas. Put…j’espère que je n’ai pas fait de boulette auprès de mes lecteurs de moins de 4 ans…

 

Pour moi, l’anniversaire c’était le truc de princesse : dans mes rêves les plus fous, ça ressemblait à peu près à ça. Réveillée par la voix et les doux sons d’une harpiste avec autour de moi toute ma famille, je déjeunais au lit avant de commencer la plus belle des journées (la plus belle de toute l’année, les 364 autres jours ne servant qu’à attendre et imaginer le délice de cette journée), chouchoutée par tous et ce, jusqu’à la nuit tombée. Tous mes amis étaient réunis autour de moi ce jour-là ; ils avaient évidemment pris leur journée pour partager avec moi ce délicieux moment. Je faisais des choses incroyables et inédits dans ta vie, croulant sous les cadeaux, je mangeais les mets les plus exquis, je parlais et tout le monde m’écoutait et riait à mes blagues. Tout tournait autour de moi.

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Ça, c’était ce que j’imaginais. Et que, 30 ans passées j’aurais encore voulu vivre. Mais je ne suis pas Paris Hilton, ouf. Je chausse juste du 38 et ça me va bien comme ça.

Et donc, lundi soir je me suis couchée à 1h. J’avais alors déjà 35 ans et mes pieds étaient toujours de la même taille. Je me couche rassurée. Pas de Freaky Friday pour moi. Enfin… Et je me suis réveillée alors quelques heures plus tard, j’avais toujours 35 ans mais j’avais changé.

J’ai passé une journée normale (merde, je mets un sou dans le cochon pour notre président normal), entrecoupée de mails, sms, appels de mes proches et amis. Je n’avais prévu rien de précis pour cette journée. Je voulais juste aller me balader en ville, profiter du beau temps, m’arrêter prendre une douceur dans un salon de thé gourmand, un délicieux smoothie Beetlejuice (pamplemousse, pastèque, fraise et citron vert), marcher, prendre le soleil, flâner dans les rues, les boutiques, me faire plaisir.

J’ai commencé mon périple en m’auto-gâtant d’une belle bande dessinée dans une super librairie, guidée par les précieux conseils des wonder vendeurs. Puis, je suis tombée par hasard sur Marjorie et on a papoté. Ensuite, je suis allée m’installer sur la grand place lyonnaise pour parfaire ma lyonnattitude. Suite à un alléchant sms d’anniversaire m’annonçant qu’un cadeau m’attendait, j’ai fait une agréable promenade dans ce joli quartier d’Ainay en m’arrêtant chez mes petites commerçantes : dire bonjour à Nathalie et me délecter des beaux vêtements de sa boutique, faire coucou à Hélène et discuter bijoux et finir dans l’épicerie de Fanny pour échanger avec elle sur ce super concours de recettes et recevoir mon premier cadeau d’anniversaire (du vin de fraises mes amis, un délice!). Continuer tranquillement ma route en ville.

Le soir, un bouquet de fleurs toutes simples m’attendait ainsi que monsieur qui m’annonçait qu’une table nous attendait, elle aussi, à l’autre bout de la ville. Tiens, la table se trouvait dans ce joli quartier d’Ainay. Amusant. Il n’y eut pas de cadeau (on me dit qu’il y a eu de la friture sur la ligne) mais ces fleurs et surtout ce restaurant, pas n’importe lequel, pas choisi n’importe comment ni par n’importe qui, c’était déjà en soi mon cadeau.

 

Si je vous raconte tout cela mes chers lecteurs, alors que je pourrais tout à fait raconter cela à mon journal intime, c’est parce que cette journée ne ressemblait pas à toutes les journées d’anniversaire que j’ai pu vivre jusqu’alors.

A aucun moment je n’ai pensé bilan. Et pourtant, 35 ans comme toutes dates rondes ou paliers, peut faire naître l’envie de bilan.

A aucun moment je n’ai boudé d’être « seule », de ne pas avoir de plan pour la journée.

A aucun moment je n’ai tempêté intérieurement de recevoir « bon anniversaire » par sms ou même sur facebook de cet ami ou de cette amie, de ne pas recevoir un cadeau à chaque pas fait dans la rue.

Parce que ce qui comptait pour moi, ce jour-là, c’était d’être bien et de savoir que chacun avait pensé à moi, à sa manière.

J’étais bien. C’est l’album de la maturité.

 

Et finalement, quand j’y pense, c’est bien aussi pour l’environnement.

Alors, pardon l’environnement de t’avoir oublié. Et avec une journée de retard (et je sais que tu ne m’en voudras pas), je te souhaite une bonne fête.

D’ailleurs, j’ai tout de même pensé à toi hier : j’ai ramassé et mis à la poubelle le paquet de bonbons vides jeté par terre par 2 pauvres trous du c. dans le métro. Je n’ai rien dit. C’était mon anniversaire, je ne voulais pas briser la vibe. Fais-moi ça aujourd’hui et j’te pète les dents racaillou.

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2 réflexions sur “Joyeuse fête

  1. Ah ben merde alors, j’ai loupé ça!! Excellent anniversaire « vieille branche »!!! je vois que tu as passé une bonne journée même si tu n’étais pas déguisé en princesse ni tu avais un carrosse en guise de lit!! Je te fais plein de bisous pour l’occas, la prochaine tournée c’est la mienne! bisouiles bisouilles

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