Conscience verte

Je  suis en proie au doute. Encore ? Oui, encore.

Depuis une quinzaine d’années, ma mère me serine qu’il faut « manger sain, prendre soin de soi, aimer les fourmis etc ». Elle a fait son retour à la terre.

eco-heart-background--green-ecologyJe n’ai jamais été folle de Coca ou de junk food. J’aime manger. Beaucoup. C’est ça qui me tuera, plus que le contenu de mon assiette. Avec un peu de conscientisation, j’ai commencé à changer mon régime alimentaire. Je bouffe toujours comme 4 mais aussi bien des haricots verts que des pâtes.

Et puis, j’ai voulu appliquer le bio au reste. Enfin, le bio… Je mets tout dans le même sac, un sac qui me parle à moi : le vert. Ou green pour être plus 2012.

Alors, j’ai fait la chasse au « pas green » chez moi :

– pour l’habitat, le bon sens en action : ici pour l’extérieur et les gros oeuvres, pour l’intérieur

– pour les cosmétiques, j’inspecte, je liste. Y’a du boulot et comme je n’aime pas jeter (j’ai du sang de paysan breton), je décide de remplacer au fur et à mesure les produits du mal par du green.

– pour les produits ménagers, je privilégie les recettes de grands-mères.

– pour les vêtements, là, c’est pas brillant. A part blacklister les empires de la fast fashion (H&M, New Look, Topshop, Asos, Zara) en épargnant La Redoute (mon Nordiste préféré), ça reste compliqué. Mais on en reparlera. Parce que c’est un sujet qui mérite un post à lui seul (whoo, ça y est, je parle comme une blogueuse). Bref, les étiquettes et le brand « bio » déterminent souvent mes choix. L’autre option est celle que je préfère : les fripes en magasin, aux puces et ô joie de la technologie, sur le net désormais.

Et le reste ?

Ben oui, il en reste des choses à améliorer dans mon mode de vie. Le problème, c’est que quand je commence à lister toutes ces petites choses, je ressens comme une crise. Comme quand je vois un reportage sur les acariens à la télé, je me retrouve à arrêter de respirer pendant 1 min parce que je suis peut-être en train d’en avaler par dizaines là !

Et c’est une tâche insurmontable que de lister toutes ces choses. C’est sans fin et ça me mine. Parce que le plus simple, ce serait tout simplement de ne plus consommer. Et de mourir, rajouterait mon mec. Ouais ben merci.

Sans blague, notre mode de vie implique tant de gens, tant de choses, qu’il me semble impossible de prendre la mesure de tout ça. Et je viens de perdre mon ultime lecteur…

Alors, j’essaie la décroissance par petites touches (les fringues, les cosmétiques, par contre, pas touche à mes sorties) et je me dis, ayant bien appris la leçon que si chacun fait un geste, tout ça…

Attention, la fille à dilemmes ne fait pas de leçon (et parle à la 3ème personne aussi) : j’ai travaillé chez l’ennemi (pas un pétrolier mais chez un gros méchant capitaliste), je prends l’avion et low cost en plus (et un bourre-pif aux conditions de travail du personnel naviguant !), je prends au moins 1 bain 1 fois par an (ouh….ça en fait de l’eau), je mange de la viande et je porte du cuir (heureusement, pas des santiags).

Et vous, vous en pensez quoi de la décroissance ? Où vous situez-vous ? Concerné ? Engagé ? Peut mieux faire ? Pas intéressé ?

Pour la peine :

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3 réflexions sur “Conscience verte

  1. Pingback: La mode, amie ou ennemie « Une fille à dilemmes

  2. J’aime beaucoup ta façon d’aborder les choses! C’est très déculpabilisant et ça fait du bien! Moi je me sens concernée mais je suis encore très loin d’être engagée… pour plein de raisons bonnes et mauvaises… mais je pense que le principal c’est d’avancer, je m’explique : sur le chemin du green on pars tous de plus ou moins loin en fonction de sa culture de ses opinions, de sa motivation mais le plus important c’est d’avoir envie d’avancer pas à pas. On ne peut pas être parfait sinon ça serait pas drôle pour les autres 😉

    • Merci Fanny de ta réponse (et bienvenue !), j’avoue être vite dépassée par ce monstre écologique. Evidemment, je ne fais pas assez, je trouve que les gens ne font pas assez (et je me contiens chez mes amis de leur dire « heu…sérieusement ? Tu comptes mettre cette boite dans ta poubelle verte? »), que les institutions publiques ne font pas assez, que personne n’aime assez notre petite planète pour stopper tout ça !
      Bouuuuh… Oui, je sais, je prends mes médicaments et je respire.
      Bref, d’accord avec toi sur le chemin et le rythme de chacun. J’aime bien lire de ci de là (sur les blogs essentiellement) où en sont les gens sur cette question. Ce qu’on réussit, ce qu’on rate. ça m’aide à relativiser 🙂

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